

C’est au seuil de la 5ème saison qu’abordait l’équipe féminine des libellules STRASBOURG « Nationale 3 » que Laure FRANCILLETTE me demanda d’intégrer l’équipe en qualité de préparateur physique.
L’idée me séduisait, mais n’avais aucune idée sur le fait de m’associer à un tel poste.
Ensuite il a fallu convaincre mon président en vantant non seulement la nécessité de faire ce travail en pré saison mais aussi pendant tout le championnat, mais aussi en évoquant le nom déjà connu de la SIG féminine en Nationale1, Patrick PLACIDE.
Nous nous sommes rencontrés le président, Laure, Patrick, Yildirai BIRI (Aide Coach) et moi pour parler d’un fonctionnement inédit au Club.
Il m’a dit que mes interventions de pré saison s’effectueront sur de courtes durées de contenu basket estimées entre 5 et 15 minutes. Je n’étais pas confiant quant aux résultats basket que l’on produirait tellement mes durées d’intervention étaient réduites, mais Patrick m’a dit de lui faire confiance et qu’il avait déjà obtenu d’excellent résultats avec les féminines de la SIG… J’avais un groupe très hétéroclite en matière d’écarts d âges donc susceptible de subir des blessures à différentes périodes de la saison. Le discours les a séduit et de ce fait nous a fait confiance.
Au fil de la saison, les résultats arrivaient positivement. On gagnait et parfois difficilement mais physiquement les filles répondaient présent à l’adversité, les états de fatigue constatés en octobre étaient reportés à la trêve hivernale.
Il m’a assuré qu’en novembre février et mai les filles seront en pleine forme. Sauf qu’à cette dernière date d’échéance, il n’y avait plus de matchs à part d’éventuels play-offs auxquels on n’aspirait pas du tout.
La magie de ce travail et de ce qu’a programmé Patrick a opéré. En novembre nous battions les meilleures équipes pas tactiquement mais physiquement, on gagnait les 4ème quart temps quasi systématiquement.
La trêve de noël a été du même acabit que la pré saison. Peu de basket et beaucoup de physique.
En février nous étions une véritable forteresse défensive qui était fructifiée par des actions offensives de haut vol.
Arrive la saison intermédiaire, Patrick continuait son travail en faisant pour le coup des interventions et plus courtes mais toujours avec la même rigueur et axées sur la vitesse et l’explosivité. J’avais plus de temps basket pour travailler l’aspect technico-tactique en respectant les recommandations d’interventions de Patrick.
En fin de saison nous étions en play-offs. Truc de dingue pour les libellules avec cet effectif. Le plus merveilleux dans tout ça c’est que je n’avais à déplorer aucune blessure. Si une entorse d’un doigt qui a tourné. Mais pas de contractures d’élongations de claquage ou autres pathologies des années précédentes. Nous perdions la montée à Annecy à un match de la Nationale 2 dommage.
En conclusion, je suis convaincu qu’Il faut se lancer dans ce genre d’expérience voir de fonctionnement, en considérant l’importance du travail d’un préparateur physique, en lui laissant le champ libre d’actions dans une coopération, confiance et humilité réciproque. Les résultats payent quand on fait confiance à un homme d’expérience et lorsque l’alchimie entre le président les joueuses les coach et le préparateur se fait.
A refaire je le referai avec M. Placide Patrick
Huyum Aurelien
Ancien coach champion de N3 au libellules STRASBOURG
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